
Le taxi est un transport public particulier : il occupe une position intermédiaire entre le transport collectif et la voiture privée avec chauffeur. Ce qui le distingue juridiquement tient en un point : lui seul peut être hélé sur la voie publique et stationner en attente de clientèle.
Reconnaître un taxi autorisé
Trois éléments sont obligatoires et vérifiables d'un coup d'œil : un lumineux sur le toit portant la mention « taxi », un compteur horokilométrique homologué et visible du passager, et une plaque scellée portant le numéro d'autorisation de stationnement. S'y ajoute l'affichage des tarifs à l'intérieur du véhicule.
Une voiture avec chauffeur réservée à l'avance relève d'un autre régime : elle ne peut ni marauder ni stationner en attente, et son prix est convenu avant la course, pas calculé au compteur. Les deux services sont légaux ; les confondre expose à des pratiques abusives, en particulier aux abords des gares et des aéroports.
Comment se forme le prix
Le tarif d'une course comprend trois éléments. La prise en charge, montant fixe au départ. Le prix kilométrique, qui varie selon un tarif horaire et géographique. Et l'attente ou la marche lente, décomptée quand le véhicule avance en dessous d'une certaine vitesse, c'est ce qui explique qu'un embouteillage renchérisse la course même si la distance ne change pas.
Les tarifs sont plafonnés par arrêté et révisés annuellement. Ils se déclinent en lettres selon la période et la zone : jour ou nuit, semaine ou week-end, retour en charge ou à vide. Le voyant du compteur indique lequel s'applique, et il doit être lisible.
Un montant minimum de course s'applique quelle que soit la distance parcourue. Les suppléments sont limitativement énumérés, passagers supplémentaires au-delà d'un certain nombre, bagages selon les cas, et l'ensemble figure sur l'affichette obligatoire.
Les forfaits aéroport
C'est la particularité parisienne la plus utile à connaître. Les courses entre Paris intra-muros et les aéroports d'Orly et de Roissy sont soumises à un tarif forfaitaire, fixé par arrêté, différent selon que l'on se rend ou revient de la rive droite ou de la rive gauche.
Ce forfait est dû quel que soit le trafic : il protège le passager des embouteillages et le chauffeur d'un trajet à vide. Il ne s'applique qu'entre Paris et les aéroports, pas depuis la banlieue. Un chauffeur qui refuse le forfait ou met le compteur pour ce trajet est en infraction.
Les obligations du chauffeur
Il ne peut refuser une course dans son secteur pendant son service, sauf motif légitime. Il doit prendre l'itinéraire le plus direct sauf demande contraire du client ou circonstances de circulation. Il doit accepter le paiement par carte bancaire, quel que soit le montant. Il doit remettre une note pour toute course dépassant un certain montant, et sur demande en deçà. Et il doit accepter les chiens guides et d'assistance, sans supplément.
Le transport d'animaux ordinaires, en revanche, relève de son appréciation.
En cas de litige
Le premier réflexe est de conserver la note, qui porte le numéro du véhicule, la date, l'heure et le montant. Une réclamation peut être adressée au service compétent de la préfecture de police pour Paris et les départements limitrophes.
Les abus les plus signalés sont toujours les mêmes : refus de la carte bancaire, refus du forfait aéroport, prix annoncé à l'avance sans compteur, et racolage aux sorties de terminaux. La règle simple pour les éviter : ne monter que dans un véhicule pris en station ou hélé, jamais sur sollicitation d'une personne dans un hall.